
Un nouvel acte de violence attribué à des éléments terroristes a été signalé dans la nuit du samedi à dimanche dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun. Selon des sources locales concordantes, un groupe armé non identifié a fait irruption dans un village de l’arrondissement de Mayo-Moskota, dans le département du Mayo-Tsanaga, emportant avec lui un enfant et une trentaine de têtes de bétail.
L’assaut s’est déroulé aux premières heures du jour, alors que les habitants dormaient. Les assaillants, lourdement armés, auraient pénétré discrètement dans le hameau avant de s’en prendre à une famille, dont un jeune garçon a été enlevé. Simultanément, ils ont conduit de force un troupeau de bovins en direction de la frontière nigériane, toute proche.
La revendication de cet enlèvement n’a pas tardé : dans une courte vidéo diffusée sur les réseaux sociaux quelques heures après l’attaque, un groupe se réclamant de Boko Haram a revendiqué l’opération, qualifiant le bétail de « butin de guerre » et l’enfant de « prise stratégique« . L’authenticité de la vidéo n’a pas encore été confirmée par les autorités camerounaises.
Contacté par la presse, un responsable sécuritaire de la région, sous couvert d’anonymat, a confirmé l’attaque, précisant qu’une opération de ratissage est en cours dans la zone frontalière. « Les forces de défense ont été déployées dans les environs pour tenter de retrouver l’enfant sain et sauf et de récupérer les animaux volés », a-t-il déclaré.
Cette attaque intervient dans un contexte de recrudescence des violences dans l’Extrême-Nord du Cameroun, où les groupes jihadistes, notamment Boko Haram et sa faction dissidente, l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP), multiplient les incursions contre les civils et les villages isolés.
Malgré la présence des forces armées et les initiatives de coopération transfrontalière avec le Nigeria et le Tchad, les enlèvements et les vols de bétail restent fréquents dans cette région vulnérable.
Les autorités locales appellent les populations à la vigilance et à renforcer la collaboration avec les forces de sécurité notamment à travers les comités de vigilance communautaires, souvent en première ligne dans la lutte contre l’insécurité.
Aucune information n’a encore filtré sur les intentions des ravisseurs ni sur une éventuelle demande de rançon.







