
Le Colonel Hamad Kalkaba Malboum est décédé mercredi à Yaoundé à l’âge de 75 ans. Ancien athlète, officier supérieur de l’armée camerounaise et responsable sportif de premier plan, il laisse derrière lui une carrière marquée par plusieurs décennies d’engagement dans le développement du sport africain. Son parcours, qui s’étend de la pratique de l’athlétisme aux plus hautes fonctions institutionnelles, a contribué à façonner la gouvernance sportive sur le continent.
Né en 1950 à Kawadji, localité située près de Kousséri, dans l’Extrême-Nord du Cameroun, Hamad Kalkaba Malboum s’est d’abord illustré comme sportif dans les années 1970. Il a représenté le Cameroun dans plusieurs disciplines de l’athlétisme, notamment le sprint, le saut en longueur et les relais. Cette expérience d’athlète de haut niveau lui a ensuite ouvert les portes de l’administration sportive nationale et internationale.
Au fil des années, il est devenu l’une des personnalités les plus influentes du sport africain. À la tête du Comité national olympique et sportif du Cameroun, il a joué un rôle important dans la structuration du mouvement olympique national. Son influence s’est ensuite étendue à l’échelle continentale avec son accession à la présidence de la Confédération africaine d’athlétisme. Réélu à plusieurs reprises, il avait entamé en 2023 un sixième mandat à la tête de l’organisation.
Sous sa direction, la Confédération africaine d’athlétisme a accompagné l’organisation de plusieurs compétitions continentales et soutenu l’émergence de nouveaux talents africains sur la scène mondiale. Son mandat s’est inscrit dans une période de progression de l’athlétisme africain, marquée notamment par une présence accrue des sportifs du continent lors des Jeux olympiques et des championnats du monde.
Parallèlement à ses responsabilités africaines, Hamad Kalkaba Malboum occupait également le poste de vice-président de World Athletics, l’instance mondiale chargée de l’athlétisme. Cette fonction lui permettait de représenter les intérêts du continent africain dans les grandes orientations de la discipline au niveau international.
Au-delà de son parcours militaire et sportif, le défunt possédait aussi une dimension artistique moins connue du grand public. Musicien passionné, il s’était intéressé à une fusion musicale mêlant sonorités sahéliennes et instrumentation moderne. Cette activité artistique est toutefois restée relativement discrète, éclipsée par son influence dans les sphères sportive et institutionnelle.
L’annonce de sa disparition a suscité de nombreuses réactions dans les milieux sportifs africains et internationaux. Plusieurs responsables ont salué un dirigeant ayant consacré une grande partie de sa vie à la promotion du sport et à la représentation du continent dans les grandes instances mondiales.
Avec la disparition du Colonel Hamad Kalkaba Malboum, le sport africain perd une figure centrale de sa gouvernance contemporaine. Son parcours restera associé à l’évolution de l’athlétisme africain et à la présence croissante du continent dans les institutions sportives internationales.












