
Une enquête judiciaire a été ouverte 9 ancienne ministre et figure politique de premier plan sous le régime de l’ex-président Blaise Compaoré. Le corps de la victime a été découvert le 10 janvier 2026 à son domicile, situé dans un quartier populaire de Ouagadougou, a annoncé le parquet.
Selon les premières informations communiquées par les autorités judiciaires, Yolande Viviane Compaoré aurait été agressée avant d’être mortellement atteinte chez elle. Les circonstances exactes du drame demeurent, à ce stade, inconnues. Face à la gravité des faits, le procureur du Faso a ordonné l’ouverture immédiate d’une enquête afin d’identifier les auteurs de cet homicide ainsi que d’éventuels complices. Un appel à témoins a également été lancé pour recueillir toute information susceptible de faire avancer les investigations. Aucun suspect n’a pour l’instant été interpellé.
Cette disparition brutale a suscité une vive émotion dans la classe politique burkinabè, tant Yolande Viviane Compaoré a marqué la vie institutionnelle du pays pendant plusieurs décennies. Proche de l’ancien président Blaise Compaoré, au pouvoir de 1987 à 2014, elle a occupé de nombreuses fonctions de haut niveau au sein de l’État.
Ancienne gouverneure de région, elle a également été députée sous la bannière du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), parti qui a longtemps dominé la scène politique burkinabè. Au sein du gouvernement, Yolande Viviane Compaoré a successivement exercé les fonctions de ministre des Transports et du Tourisme, puis de ministre de l’Intégration régionale, participant aux politiques publiques dans des secteurs stratégiques.
À l’Assemblée nationale, elle a présidé la commission des affaires étrangères et de la défense, jouant un rôle clé dans l’examen des questions diplomatiques et sécuritaires. Elle a par ailleurs été à la tête du Réseau des femmes parlementaires de la Francophonie, s’impliquant dans la promotion de la participation politique des femmes.
Blaise Compaoré, renversé par un soulèvement populaire en octobre 2014, vit aujourd’hui en exil en Côte d’Ivoire. Les autorités burkinabè ont assuré leur détermination à faire toute la lumière sur cet assassinat, afin que les responsabilités soient établies et que justice soit rendue. L’enquête en cours devra notamment préciser le mobile de ce crime et reconstituer les derniers instants de la victime.










