
Dans une vidéo récemment publiée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), l’orateur, qui s’exprime en langues mooré et peulh, a exposé les nouveaux objectifs de l’organisation dans le contexte actuel du Burkina Faso. Selon les propos tenus dans cette vidéo, le JNIM se revendique comme une coalition incluant divers groupes ethniques du Sahel, affirmant ne faire preuve d’aucune discrimination ethnique dans ses rangs. Le groupe insiste sur le fait que sa composition est multiethnique et qu’il vise à fédérer toutes les forces des populations issues de différentes régions du Sahel.
L’organisation, qui se veut une force de résistance face aux gouvernements en place dans la région, met en avant sa volonté de lutter contre ce qu’elle considère comme les souffrances imposées aux populations locales par les autorités, notamment sous la présidence de Ibrahim Traoré, au Burkina Faso. Selon le JNIM, le président Traoré, en dépit de ses promesses de renouveau et de réforme, serait responsable de l’aggravation des conditions de vie des Burkinabè, particulièrement à travers sa gestion de la crise sécuritaire. Les attaques jihadistes, les déplacements massifs de populations, et la montée en puissance de groupes armés dans le pays sont mis en avant comme preuves de l’incapacité du gouvernement à protéger ses citoyens.
Le message de l’orateur met en lumière un rejet clair de l’actuel gouvernement burkinabè et annonce un objectif direct : renverser le président Traoré. Ce dernier, qui a pris le pouvoir après un coup d’État en septembre 2022, est sous pression face à une situation sécuritaire de plus en plus chaotique, exacerbée par les attaques récurrentes de groupes jihadistes dans le pays. Le JNIM, dans sa vidéo, présente son combat comme une lutte légitime pour la justice et la paix, tout en accablant l’administration actuelle de tous les maux dont souffre la nation.
Cette déclaration survient dans un contexte de tensions croissantes entre les autorités burkinabè et les groupes jihadistes, dont plusieurs ont intensifié leurs offensives dans le pays, tout en revendiquant leur présence dans différentes régions du Sahel. Le message du JNIM semble indiquer une nouvelle phase dans le conflit, avec un appel explicite à renverser le pouvoir en place, renforçant ainsi la complexité de la situation sécuritaire au Burkina Faso et dans l’ensemble du Sahel.
Le gouvernement burkinabè, de son côté, continue de maintenir sa politique de lutte contre le terrorisme, tout en cherchant des solutions diplomatiques et militaires pour stabiliser le pays et protéger ses citoyens.












