
La dépouille de l’influenceur burkinabè Alino Faso a été rapatriée ce lundi au Burkina Faso à bord d’un vol privé, selon des sources proches de sa famille. L’arrivée de la dépouille à l’aéroport international de Ouagadougou a suscité une vive émotion parmi ses proches, amis et admirateurs, venus nombreux lui rendre un dernier hommage.
Alino Faso, de son vrai nom Traoré Alain Christophe, était l’une des figures montantes des réseaux sociaux burkinabè. Connu pour ses prises de parole sur des sujets sociaux et culturels, il s’était rapidement imposé comme une voix écoutée par la jeunesse. Sa disparition soudaine à Abidjan a provoqué une vague d’émotions dans le pays et au sein de la diaspora burkinabè.
Le gouvernement militaire, à travers le ministère de la Communication, a adressé ses condoléances les plus attristées à la famille du défunt et a salué la mémoire d’un « jeune engagé, qui a marqué sa génération par sa créativité et son attachement à ses racines ».
Le programme officiel des obsèques devrait être communiqué dans les prochains jours. En attendant, plusieurs internautes continuent de lui rendre hommage à travers des messages et des publications, témoignant de l’impact qu’il a eu dans la société burkinabè.

Le jeudi 24 juillet à 07h30, Alino Faso, de son vrai nom Traoré Alain Christophe avait été trouvé mort dans sa cellule à l’école de gendarmerie d’Abidjan, avaient annoncé les autorités ivoiriennes. Les circonstances du décès, survenu dans un contexte encore flou, avaient fait l’objet de vives réactions alors que le parquet d’Abidjan rendait public un communiqué, annonçant que le détenu était décédé de suites d’un suicide.
Selon des sources sécuritaires ivoiriennes, Alino Faso avait été interpellé le 10 janvier 2025 dans le cadre d’une lourde enquête judiciaire. Il était accusé d’intelligence avec un État étranger, d’espionnage, de complot contre l’autorité de l’État, de diffusion de fausses informations susceptibles de nuire au moral de la population et de rassemblement de renseignements sensibles dans le but de les transmettre à des puissances étrangères.
Jusqu’au moment de sa mort, Alino Faso était détenu au sein du quartier disciplinaire de l’école de gendarmerie, situé dans la commune de Cocody, à Abidjan.










