
Le gouvernement burkinabè a annoncé, ce lundi 18 août, avoir déclaré persona non grata, Carol Flore-Smereczniak, la Coordonnatrice-résidente du Système des Nations Unies au Burkina Faso. Cette décision, confirmée par un communiqué officiel diffusé sur les ondes de la télévision d’Etat, intervient dans un contexte marqué par des relations tendues entre Ouagadougou et certains partenaires internationaux.
Selon les autorités, la diplomate dispose d’un délai de 72 heures pour quitter le territoire national. Les motifs exacts de cette mesure n’ont pas été détaillés publiquement, mais le communiqué évoque des « agissements jugés incompatibles avec les intérêts du Burkina Faso ».
Arrivée à Ouagadougou en tant que représentante du système onusien, Carol Flore-Smereczniak, la Coordonnatrice-résidente avait pour mission de coordonner l’ensemble des agences, fonds et programmes des Nations Unies présents dans le pays, notamment dans les domaines humanitaire, sanitaire et du développement.
Sa mise en cause constitue un signal fort dans un contexte où le Burkina Faso, confronté à une crise sécuritaire persistante et à des défis humanitaires majeurs, redéfinit ses partenariats extérieurs.
De son côté, le siège des Nations Unies à New York n’a pas immédiatement réagi à cette expulsion. Toutefois, plusieurs observateurs estiment que cette décision pourrait affecter la coopération entre Ouagadougou et l’organisation internationale, particulièrement dans la mise en œuvre de programmes de soutien aux populations déplacées et vulnérables.
Depuis l’arrivée au pouvoir des autorités de transition, le Burkina Faso a multiplié les prises de position affirmant sa souveraineté et sa volonté de contrôler plus étroitement l’action des acteurs internationaux sur son territoire. La déclaration de la Coordonnatrice-résidente comme persona non grata s’inscrit dans cette dynamique, traduisant la volonté du pays de marquer ses lignes rouges dans ses relations diplomatiques.
Reste à savoir si cette décision entraînera une révision du mandat des Nations Unies au Burkina Faso ou une redéfinition de la coopération entre les deux parties. Pour l’heure, la mesure a suscité de nombreuses réactions sur la scène nationale et internationale, entre incompréhension et soutien à la posture affirmée du gouvernement burkinabè.










