
Dimanche dernier, au moins 200 soldats burkinabè ont été tués et plusieurs autres blessés lors d’attaques coordonnées des présumés miltants terroristes du JNIM contre les camps militaires de Djibo et de Sollé dans le nord du Faso.
Selon plusieurs sources locales, l’incident s’est produit au petit matin du dimanche alors que les militants présumés du JNIM, affiliés à Al-Qaida, avaient lancé un assaut-surprise, cordonné et simultané contre les localités de Djibo et de Sollé dans le nord du Burkina Faso.
Les mêmes sources rapportent que lorsque les assaillants sont arrivés dans ces deux localités, ils ont ouvert le feu et sans discriminations sur les habitants, les forçant à fuir ou à se mettre à l’abri, provoquant au passage, des ravages à grande échelle et la prise des positions stratégiques de la ville à l’instar de la « place de l’Alliance des Etats du Sahel AES »

Dans la foulée de leurs attaques, les bases militaires des deux localités ont été les plus visées. C’est ainsi que de part et d’autre des deux localités, les présumés militants terroristes, dans un communiqué diffusé sur des chaînes affiliées, ont revendiqué avoir tué plus de 200 soldats burkinabè et saisi d’importants équipements militaires parmi lesquels figuraient : quatre véhicules militaires, deux mortiers, neuf grenades propulsées par fusée (RPG), 20 mitrailleuses PK, 206 fusils d’assaut, 416 chargeurs chargés, 16 motos et un dispositif Internet par satellite Starlink, en plus d’autres matériels militaires et de renseignement.
Les autorités militaires du pays, qui n’ont toujours pas fait de commentaires suite à ces attaques, affirme cependant avoir promptement réagi.
Une réaction qui n’a pas suffi étant donné que les rapports indiquent qu’un soutien aérien de l’armée, apporté aux combattants loyalistes sur les deux fronts, a aussitôt rebroussé le chemin au risque d’être abattu par l’artillerie des présumés militants terroristes, devenus les nouveaux maîtres des deux localités.
Ces attaques interviennent alors que dimanche 11 mai, des présumés militants terroristes du JNIM avaient lancé un assaut-surprise sur la ville de Djibo au nord du Faso.
Plusieurs civils avaient été égorgés sur la place publique alors que la base militaire de cette même localité était brièvement passée sous le contrôle des assaillants avant d’être repris quelques temps après par les forces gouvernementales.










