
Le colonel Pascal Tigri, chef de la récente insurrection armée au Bénin, a trouvé refuge au Burkina Faso après l’échec de sa tentative de renversement du régime en place. Selon les derniers renseignements militaires, l’insurrection, qui visait à déstabiliser le gouvernement du président Patrice Talon, a été rapidement contenue, obligeant le colonel et ses partisans à se replier vers le Burkina, pays des hommes intègres.
Les événements se sont déroulés le 8 décembre 2025, date à laquelle le colonel Tigri avait lancé une opération militaire contre les forces gouvernementales. L’attaque, qui semblait initialement coordonnée, n’a pas rencontré le soutien escompté parmi certaines factions locales, ce qui a conduit à un échec rapide de l’insurrection. Les forces béninoises ont indiqué que l’ordre avait été rétabli dans les zones concernées et que les pertes matérielles et humaines restaient limitées, bien que des bilans précis n’aient pas encore été publiés.
Le colonel Tigri, figure controversée de la scène politique et militaire béninoise, avait déjà été impliqué dans plusieurs mouvements de contestation au cours des dernières années. Ses actions sont désormais au centre de l’attention diplomatique et sécuritaire dans la région, avec le Burkina Faso qui se retrouve confronté à une situation délicate sur son territoire. Les autorités burkinabè n’ont pas encore communiqué officiellement sur l’accueil du colonel, mais selon sources militaires, il serait sous la surveillance des forces locales afin de prévenir tout risque de conflit ou d’extension de l’insurrection.
Cette situation intervient dans un contexte régional marqué par une instabilité croissante, avec plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest confrontés à des tensions internes et à des tentatives de renversements politiques ces dernières années. Les organisations régionales, dont la CEDEAO, restent attentives à la situation et pourraient jouer un rôle dans la médiation ou le suivi des développements liés à ce déplacement transfrontalier.
Pour l’heure, la priorité des autorités béninoises est de consolider la sécurité intérieure et d’empêcher toute résurgence du mouvement insurrectionnel. Les observateurs locaux et internationaux soulignent que la situation reste fragile et que le retour à la stabilité dépendra de la capacité du gouvernement à maintenir l’ordre tout en engageant un dialogue avec les différentes parties prenantes de la scène politique.










