
Le lundi 15 décembre 2025, les autorités béninoises ont présenté devant le procureur spécial de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) 13 militaires arrêtés lors de la tentative de coup d’État qui a secoué le pays quelques jours plus tôt. Cette opération intervient dans un contexte de tensions politiques croissantes et de préoccupations sécuritaires liées à l’instabilité régionale en Afrique de l’Ouest.
Les 13 individus, accusés d’avoir participé activement à la tentative de renversement du gouvernement, ont été placés sous haute surveillance après leurs arrestations, et sont désormais soumis à des auditions approfondies par les autorités judiciaires. Le procureur spécial de la CRIET, compétent pour traiter des affaires liées à la sécurité nationale, est chargé de déterminer les responsabilités de chaque suspect et de rassembler les preuves nécessaires à l’établissement des faits.
Les autorités béninoises ont qualifié cet incident de grave atteinte à l’ordre constitutionnel, soulignant la nécessité de préserver la stabilité politique et de garantir la sécurité des citoyens. Les autorités ont précisé que ces arrestations s’inscrivent dans une série de mesures prises pour renforcer la vigilance face aux risques de déstabilisation dans la région.
L’armée béninoise, qui a rapidement repris le contrôle de la situation après la tentative de coup d’État, a exprimé son engagement à défendre les institutions démocratiques du pays. Le président Patrice Talon, qui a assuré que la situation était désormais sous contrôle, a appelé à l’unité nationale et à la solidarité pour surmonter cette épreuve.
Ce coup d’État avorté fait écho à la tendance inquiétante des coups d’État militaires qui ont marqué certains pays de la région ces dernières années. Le Bénin, qui est souvent perçu comme un modèle de démocratie en Afrique de l’Ouest, voit sa stabilité mise à l’épreuve par cet incident, soulignant les défis auxquels font face les régimes démocratiques face à des groupes armés ou des factions militaires dissidentes.
Les auditions en cours visent à déterminer les motivations derrière la tentative de coup d’État et à identifier les éventuels complices civils ou militaires qui auraient soutenu les mutins. Le processus judiciaire pourrait également apporter des éclaircissements sur les relations entre les différents acteurs impliqués et les réseaux d’influence qui pourraient avoir joué un rôle dans cet événement.










