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Afrique de l’Ouest: la CEDEAO et la Banque africaine de développement veulent accélérer l’intégration régionale

photo d'illustration

Le rapprochement entre la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et la Banque africaine de développement (BAD) franchit une nouvelle étape dans le dialogue institutionnel. Réunis à Abidjan le 12 octobre 2026, les responsables des deux organisations ont examiné les moyens de renforcer leur coopération au service des priorités régionales. Les discussions portent notamment sur les infrastructures, les échanges économiques, la prévention des conflits et la préparation de projets de développement.

La rencontre s’est tenue au siège de la BAD, sous la conduite d’Anthony Oluwatosin Ogunjimi, vice-président de la Commission de la CEDEAO, et d’Abdul Kamara, vice-président par intérim de la Banque chargé du développement régional, de l’intégration et de la mise en œuvre des programmes. Dans son compte rendu publié le 15 octobre, l’organisation ouest-africaine présente cette réunion comme une occasion de réexaminer un partenariat établi de longue date et d’envisager de nouvelles modalités de collaboration.

Au cours des échanges, Anthony Oluwatosin Ogunjimi a exposé les priorités de gestion de la Commission pour les quatre prochaines années, en les inscrivant dans la Vision 2050 de la CEDEAO. Il a insisté sur la nécessité de traduire les plans et les engagements institutionnels en résultats perceptibles dans la vie quotidienne des populations. Le responsable a également salué le soutien financier et technique apporté par la BAD aux initiatives de développement régional au fil des années.

Les discussions ont couvert plusieurs domaines stratégiques. Les infrastructures régionales, en particulier le corridor Abidjan-Lagos, figurent parmi les sujets examinés. Les deux institutions ont également abordé le commerce, l’investissement, les systèmes d’alerte précoce, la prévention des conflits, le développement du capital humain et l’emploi des jeunes. La préparation de projets régionaux viables dans le cadre du Programme de développement communautaire de la CEDEAO a aussi été évoquée.

Ces secteurs présentent un intérêt direct pour l’intégration économique ouest-africaine. Des infrastructures transfrontalières adaptées peuvent faciliter la circulation des marchandises et des personnes, tandis que des investissements coordonnés peuvent contribuer à améliorer les conditions d’activité des entreprises. Toutefois, les effets attendus dépendent de la préparation technique des projets, de leur financement, de leur exécution et de la coordination entre les États concernés.

La BAD a, pour sa part, préconisé la création d’une plateforme de dialogue plus structurée et institutionnalisée avec la CEDEAO. L’objectif serait de permettre aux deux organisations de réexaminer régulièrement leurs priorités, de traiter les difficultés de mise en œuvre et d’assurer le suivi des actions convenues. Cette proposition place la continuité du dialogue et le contrôle de l’exécution au centre du partenariat envisagé.

Le communiqué officiel ne précise cependant ni les montants de nouveaux financements, ni la liste des projets qui auraient obtenu un engagement financier à l’issue de la réunion. Il ne fournit pas non plus de calendrier détaillé d’exécution. Ces éléments devront être documentés pour mesurer la portée opérationnelle des échanges.

Pour la CEDEAO et la BAD, l’enjeu consiste désormais à préciser les priorités, les responsabilités et les mécanismes de suivi. La concrétisation de cette coopération se mesurera aux projets effectivement financés et réalisés, ainsi qu’à leurs effets sur les échanges, l’emploi et les conditions de vie en Afrique de l’Ouest.

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