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RDC : Ebola dépasse 4 000 morts, tandis que la riposte sanitaire se renforce

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La République démocratique du Congo fait face à sa plus importante épidémie d’Ebola depuis l’apparition de la maladie dans le pays. Selon les autorités congolaises, plus de 8 300 cas confirmés et 4 018 décès étaient recensés début octobre. L’épidémie, due au virus Bundibugyo, s’est étendue à sept provinces, malgré le renforcement de la surveillance, des soins et de la recherche thérapeutique.

La flambée d’Ebola déclarée le 15 mai 2026 en République démocratique du Congo continue de mobiliser les autorités sanitaires et leurs partenaires internationaux. Le dernier bilan communiqué par les autorités congolaises fait état de 8 300 cas confirmés et 4 018 décès, soit une létalité d’environ 48,4 %. Plus de 2 000 personnes auraient par ailleurs recouvré la santé. Ces chiffres font de l’épidémie actuelle la plus importante jamais enregistrée en RDC, devant celle de 2018-2020.

L’ampleur géographique de la transmission constitue l’un des principaux défis. Au 30 septembre, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) recensait des cas dans 63 zones de santé réparties sur sept provinces. Dans son précédent bilan détaillé du 25 septembre, l’organisation avait enregistré 7 890 cas confirmés et 3 799 décès au 23 septembre, avec notamment de nouvelles zones touchées dans le Sud-Ubangi et le Haut-Uélé. L’extension vers des territoires proches des frontières accroît le risque de propagation transfrontalière, même si l’OMS maintient une évaluation du risque global faible en dehors de la région directement concernée.

La riposte repose notamment sur la détection précoce des cas, les analyses de laboratoire, le suivi des contacts, la prévention et le contrôle des infections, la prise en charge clinique et la mobilisation communautaire. Selon l’OMS, les difficultés d’accès aux soins, l’insécurité, les déplacements de populations et les contraintes logistiques compliquent toutefois ces opérations dans plusieurs zones affectées. Au 23 septembre, près de 32 342 contacts nécessitaient un suivi, dont 26 980 avaient été effectivement suivis au cours des 24 heures précédentes.

La particularité virologique de cette épidémie ajoute une difficulté médicale. Le virus responsable appartient à l’espèce Bundibugyo, pour laquelle aucun vaccin ni traitement spécifique homologué n’est actuellement disponible. L’OMS indique que la prise en charge repose donc notamment sur l’identification rapide des malades, l’isolement, les soins de soutien et l’interruption des chaînes de transmission.

Parallèlement, la recherche clinique s’intensifie. Un essai mené à Rwampara, dans la province de l’Ituri, étudie notamment l’obeldesivir, un antiviral expérimental de Gilead administré après une exposition présumée au virus afin d’évaluer sa capacité à prévenir l’apparition de la maladie. Plus de 250 participants avaient déjà été inclus dans cette étude début octobre, selon l’Associated Press.

L’épidémie reste donc caractérisée par une double réalité : des signes de ralentissement dans certaines zones et une progression persistante dans d’autres. La priorité demeure l’identification rapide des infections et l’accès aux soins, tandis que les essais cliniques cherchent à apporter de nouvelles options contre le Bundibugyo. La trajectoire de l’épidémie dépendra ainsi de la capacité des acteurs sanitaires à maintenir la surveillance et à interrompre les chaînes de transmission dans les zones encore actives.

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