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Guinée-Bissau : la junte bloque le retour d’Umaro Sissoco Embaló avant la présidentielle

Umaro Sissoco Embalo, président de Guinée-Bissau

Le pouvoir militaire de transition en Guinée-Bissau a empêché l’ancien président Umaro Sissoco Embaló de regagner le pays, alors qu’il avait annoncé son retour le 4 octobre. Exilé au Maroc depuis la prise du pouvoir par les militaires en novembre 2025, il maintient son intention de participer à la prochaine présidentielle. Cette décision intervient à quelques mois d’un scrutin dont les conditions d’organisation sont particulièrement surveillées.

Le retour d’Umaro Sissoco Embaló en Guinée-Bissau n’a finalement pas eu lieu. L’ancien chef de l’État, qui avait annoncé son arrivée pour le 4 octobre, s’est vu interdire l’accès au territoire par les autorités militaires de transition. Celles-ci ont invoqué des considérations liées à la sécurité et au maintien de l’ordre public.

Cette interdiction intervient dans un contexte institutionnel profondément bouleversé depuis novembre 2025, lorsque les militaires ont pris le pouvoir et contraint Embaló à quitter le pays. Installé depuis au Maroc, l’ancien président continue néanmoins de revendiquer son droit à participer à la prochaine élection présidentielle, annoncée pour décembre.

La question de sa candidature s’inscrit dans une période de recomposition politique en Guinée-Bissau. Le pays a notamment adopté, par référendum en août, une réforme constitutionnelle qui modifie l’équilibre entre les institutions. Selon les éléments rapportés par l’Associated Press, le nouveau dispositif renforce notamment les prérogatives du président de la République et réduit le rôle du Parlement.

Le refus opposé à Embaló ajoute ainsi une nouvelle difficulté au processus devant conduire au retour à un ordre institutionnel civil. Pour l’heure, les autorités militaires justifient leur décision par des impératifs de sécurité et d’ordre public, tandis que l’ancien président maintient sa volonté de concourir à la présidentielle. Ces deux positions constituent les principaux éléments établis autour de son retour empêché.

La situation bissau-guinéenne est également observée dans le contexte plus large des changements politiques intervenus en Afrique de l’Ouest ces dernières années. La succession de prises de pouvoir militaires dans plusieurs États de la région a conduit la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et ses partenaires à accorder une attention particulière aux conditions de restauration de l’ordre constitutionnel.

À l’approche de la présidentielle annoncée pour décembre, les modalités de participation des acteurs politiques, le cadre constitutionnel issu du référendum et les garanties entourant le processus électoral seront donc déterminants. Le retour éventuel d’Umaro Sissoco Embaló constitue, à ce stade, l’un des dossiers sensibles de cette transition.

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