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Innovation africaine : Maurice, Maroc et Afrique du Sud progressent au classement 2026

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L’Indice mondial de l’innovation (GII) 2026, publié le 29 septembre par l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), fait apparaître plusieurs évolutions dans les écosystèmes africains. Maurice, le Maroc et l’Afrique du Sud occupent les trois premières places du classement continental, tandis que plusieurs autres économies améliorent leur position. L’édition 2026 couvre 139 économies dans le monde, dont 35 pays africains.

Maurice se classe au 50e rang mondial et prend la première place en Afrique subsaharienne. Le Maroc arrive deuxième au niveau continental et 54e mondial, devant l’Afrique du Sud, classée 63e. Suivent la Tunisie, 71e, le Botswana, 82e, l’Égypte, 83e, puis le Sénégal, 90e. Le Rwanda occupe la huitième position africaine, au 96e rang mondial, devant le Kenya, 97e.

Le classement met notamment en évidence les trajectoires différentes des économies africaines. Maurice, désormais dans les 50 premières économies mondiales, s’appuie notamment sur les technologies de l’information et de la communication, les services financiers et professionnels ainsi que les activités numériques. Le Maroc atteint pour sa part son meilleur classement historique dans le GII. L’OMPI relève ses performances dans les dessins et modèles industriels, les actifs incorporels, les marques et la fabrication de produits de haute technologie.

L’Afrique du Sud conserve également une position importante dans l’écosystème continental. L’OMPI indique qu’elle affiche, en 2026, une neuvième année consécutive de performance supérieure aux attentes compte tenu de son niveau de développement économique. Le Sénégal présente lui aussi cette caractéristique à plusieurs reprises dans l’historique de l’indice.

Les données consacrées au financement de l’innovation montrent toutefois une évolution contrastée. Les start-up africaines ont levé environ 3,2 milliards de dollars de capital-risque en 2025, soit près de 40 % de plus qu’en 2024. Dans le même temps, l’indicateur régional de croissance du capital-risque de l’OMPI affiche une variation de -8,7 % entre 2024 et 2025. Ces deux données ne mesurent pas exactement la même chose : la première porte sur les montants levés par les start-up, tandis que la seconde constitue un indicateur de tendance du GII.

Sur le plan scientifique, l’Afrique présente également une progression mesurable. Les publications scientifiques ont augmenté de 8,1 % entre 2024 et 2025, contre 6,9 % pour la moyenne mondiale, tandis que les investissements en recherche-développement ont progressé de 4,2 %, selon les estimations de l’OMPI. Les demandes internationales de brevet enregistrées selon le système PCT ont, quant à elles, progressé de 17,7 % sur la même période.

Ces résultats montrent ainsi une progression de plusieurs composantes de l’innovation africaine, tout en faisant apparaître des écarts persistants entre les économies. L’enjeu consiste désormais à transformer davantage les investissements, les capacités scientifiques, les infrastructures numériques et les initiatives entrepreneuriales en productions technologiques, propriété intellectuelle et entreprises capables d’atteindre les marchés internationaux.

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