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ONU : l’Afrique défend deux sièges permanents dans un Conseil de sécurité réformé

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La réforme du Conseil de sécurité revient au premier plan des discussions à l’ONU, alors que s’ouvre la 81e session de l’Assemblée générale. L’Union africaine maintient sa demande de deux sièges permanents et de cinq sièges non permanents pour le continent. En 2026, cette position bénéficie également d’un soutien renouvelé du secrétaire général António Guterres.

La revendication africaine concernant la réforme du Conseil de sécurité des Nations unies demeure l’un des dossiers structurants des négociations intergouvernementales sur l’avenir de l’organisation. Adoptée en 2005, la position commune africaine repose principalement sur le Consensus d’Ezulwini et la Déclaration de Syrte. Elle prévoit l’attribution à l’Afrique d’au moins deux sièges permanents, avec l’ensemble des prérogatives attachées à ce statut, ainsi que de cinq sièges non permanents.

La question du droit de veto constitue un élément central de cette position. L’Union africaine demande que les éventuels membres permanents africains disposent du veto si celui-ci est maintenu dans le cadre d’une réforme. Le choix des pays appelés à représenter le continent relève, selon la position africaine, de l’Union africaine, avant leur élection par l’Assemblée générale.

Cette position a été réaffirmée en mai 2026 par le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, lors d’une réunion ministérielle consacrée à la réforme du Conseil de sécurité, organisée en marge du sommet Afrique-France à Nairobi. L’UA y a également appelé à transformer les discussions diplomatiques en avancées concrètes.

Le dossier s’inscrit dans un processus plus large de négociations à l’Assemblée générale. Les travaux conduits en 2026 font apparaître un accord général sur le principe d’une représentation équitable de l’Afrique dans un Conseil de sécurité réformé. Les documents de travail mentionnent toutefois la nécessité de poursuivre les discussions sur les modalités précises de cette représentation et sur l’architecture future du Conseil.

Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a de son côté renouvelé à plusieurs reprises son soutien à une réforme donnant une représentation permanente à l’Afrique. En février, lors du sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, il avait qualifié l’absence de représentation permanente africaine d’« indéfendable ». En septembre, à l’ouverture de la 81e Assemblée générale, il a de nouveau souligné cette question parmi les enjeux liés à la réforme du Conseil.

Le débat porte ainsi à la fois sur la composition du Conseil, ses méthodes de fonctionnement et la répartition de ses pouvoirs. Il reste cependant soumis aux négociations entre les États membres de l’ONU, sans calendrier définitif établissant la création de nouveaux sièges permanents.

En septembre 2026, la position africaine demeure donc clairement définie : deux sièges permanents, cinq sièges non permanents et, si le veto est maintenu, son extension aux futurs représentants africains. La prochaine étape dépendra des négociations intergouvernementales et de la capacité des États membres à parvenir à un accord sur l’ensemble de la réforme.

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