
Le Kenya doit procéder le 30 septembre au lancement officiel du projet de raffinerie pétrolière de Lamu, porté par le groupe Dangote. Annoncée avec une capacité de 700 000 barils de pétrole brut par jour, l’installation représente, selon le président William Ruto, un investissement d’environ 16 milliards de dollars. Le projet est présenté comme une infrastructure destinée à renforcer les capacités industrielles et l’approvisionnement énergétique de l’Afrique de l’Est.
Le calendrier du projet s’est précisé au début du mois de septembre, lorsque l’homme d’affaires nigérian Aliko Dangote a confirmé la date du 30 septembre pour le lancement des travaux. Le président kényan William Ruto a ensuite confirmé, depuis New York, lors de la 81e Assemblée générale des Nations unies, que le pays s’apprêtait à poser la première pierre d’une raffinerie d’une capacité annoncée de 700 000 barils par jour.
Implantée à Lamu, sur la côte kényane, l’installation doit constituer l’un des principaux volets du projet industriel associé au développement de cette zone. Les estimations disponibles situent son coût autour de 15 à 16 milliards de dollars, certaines sources faisant état d’un montant pouvant atteindre 17 milliards selon les modalités de calcul et les révisions du projet. Le chiffre de 16 milliards correspond à l’évaluation avancée publiquement par William Ruto devant l’ONU.
Le financement constitue toutefois un élément central du projet. Selon les informations communiquées par Dangote, environ 70 % du coût pourrait être financé par la dette, le solde devant provenir des fonds propres des actionnaires. Les discussions engagées avec des partenaires financiers régionaux portent notamment sur la structuration du financement. William Ruto a rencontré Aliko Dangote ainsi que le président-directeur général de l’Africa Finance Corporation, Samaila Zubairu, à New York le 21 septembre pour évoquer ces questions.
La capacité annoncée placerait la future raffinerie parmi les plus importantes installations de raffinage du continent et, une fois opérationnelle, au premier rang en Afrique de l’Est. Le projet devrait produire des carburants destinés au marché kényan ainsi qu’à plusieurs pays voisins, renforçant ainsi son dimensionnement régional.
Pour Nairobi, l’enjeu dépasse donc la seule production de produits pétroliers. Le gouvernement associe le projet à une stratégie plus large de développement industriel, de transformation locale et de sécurisation de l’approvisionnement énergétique. Des autorités kényanes estiment également que l’activité autour de la raffinerie pourrait stimuler les secteurs du transport, de la logistique, de la pétrochimie et des services.
Le lancement du 30 septembre constituera ainsi une étape importante, mais il ne marquera pas encore l’entrée en production de l’installation. Les principales questions porteront ensuite sur le financement complet, l’approvisionnement régulier en pétrole brut, les infrastructures nécessaires et le calendrier effectif de construction. Reuters souligne notamment les difficultés liées à l’approvisionnement en brut, le Kenya ne disposant pas encore d’une production commerciale suffisante pour alimenter une installation de cette dimension.











