Home AFRIQUE Ouganda : la police rejette les accusations d’arrestation de l’opposant Bobi Wine

Ouganda : la police rejette les accusations d’arrestation de l’opposant Bobi Wine

le rappeur ougandais Bobi Wine, candidat à l'élection présidentielle


La police ougandaise a formellement démenti, samedi, les accusations faisant état de l’arrestation de l’opposant Bobi Wine, chef du National Unity Platform (NUP), alors que le président sortant Yoweri Museveni semble se diriger vers une nouvelle réélection. Cette mise au point intervient dans un climat politique tendu, marqué par des contestations de l’opposition et des restrictions sévères des libertés publiques.

Vendredi soir, le NUP avait affirmé que Bobi Wine avait été interpellé par des soldats après l’atterrissage d’un hélicoptère militaire dans sa résidence située à Kampala. Selon le parti, l’opposant aurait été « emmené de force vers une destination inconnue », alimentant les craintes d’une arrestation arbitraire. Ces informations n’ont toutefois pas pu être confirmées de manière indépendante.

Lors d’une conférence de presse télévisée, le porte-parole national de la police, Kituuma Rusoke, a rejeté ces allégations. Il a assuré que Bobi Wine se trouvait à son domicile et qu’il n’était soumis à aucune mesure privative de liberté. « Il n’est pas en état d’arrestation et il est libre de ses mouvements », a-t-il déclaré, appelant à ne pas relayer des informations qu’il a qualifiées de « non fondées ». Ni Bobi Wine ni les responsables du NUP n’étaient joignables dans l’immédiat pour réagir à ces déclarations officielles, selon Reuters.

La controverse survient au lendemain d’un scrutin présidentiel organisé jeudi dans un contexte fortement contesté par l’opposition. Bobi Wine a dénoncé une « fraude massive » et critiqué l’organisation des élections sous un black-out quasi total d’internet, une mesure fréquemment utilisée par les autorités ougandaises lors des échéances électorales sensibles. L’opposant a appelé ses partisans à manifester pacifiquement pour dénoncer ce qu’il considère comme une confiscation du processus démocratique.

Jeudi déjà, le NUP affirmait que son leader était placé en résidence surveillée de facto, évoquant une forte présence des forces de sécurité autour de sa propriété. Les autorités avaient alors minimisé ces accusations, parlant de simples mesures de sécurité destinées à prévenir des troubles.

À 81 ans, le président Yoweri Museveni, au pouvoir depuis près de quatre décennies, voit cette élection comme un nouveau test de sa longévité politique et de sa capacité à maintenir la stabilité dans un pays régulièrement secoué par des tensions électorales. Le scrutin était également observé de près par la communauté internationale, dans un contexte régional marqué par des mouvements de contestation et des violences politiques dans certains pays voisins.


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