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Ouganda : des violences post-électorales font au moins 12 morts dans le centre du pays et à Kampala

photo d'illustration


Au moins douze personnes ont été tuées et plusieurs dizaines d’autres blessées lors de violences liées au processus électoral dans le centre de l’Ouganda et dans la capitale Kampala, ont indiqué des sources sécuritaires et des témoins locaux. Les incidents les plus graves ont été signalés dans le district de Butambala, où des affrontements ont opposé des partisans de l’opposition aux forces de sécurité.

Selon des responsables sécuritaires, sept partisans présumés du député sortant Muhammed Muwanga Kivumbi ont été abattus jeudi soir à Butambala par des agents de sécurité. Trois autres personnes ont été blessées par balles lors de la même intervention. Les forces de l’ordre affirment avoir réagi à des troubles ayant éclaté après l’annonce de résultats provisoires contestés par des sympathisants de l’opposition, qui auraient dressé des barricades et incendié des pneus sur la voie publique.

À Kampala, plusieurs quartiers ont également été le théâtre de heurts entre manifestants et policiers. Des témoins ont fait état de coups de feu, de tirs de gaz lacrymogènes et de poursuites dans certaines zones de la capitale. Cinq autres décès ont été recensés dans ces violences, portant le bilan provisoire à au moins douze morts à l’échelle nationale. Des dizaines de personnes ont par ailleurs été blessées, certaines grièvement, selon des sources hospitalières.

La police ougandaise a indiqué avoir déployé des renforts dans les zones sensibles afin de rétablir l’ordre et prévenir toute nouvelle flambée de violences. Dans un communiqué, elle a justifié l’usage de la force par la nécessité de « protéger les personnes et les biens » face à des actes qualifiés de « violents et illégaux ». Des enquêtes internes auraient été ouvertes pour faire la lumière sur les circonstances exactes des tirs mortels.

De leur côté, des responsables de l’opposition dénoncent une répression disproportionnée et appellent à une enquête indépendante. Ils accusent les forces de sécurité d’avoir fait usage de balles réelles contre des civils et réclament la libération de plusieurs personnes interpellées lors des manifestations.

Ces violences surviennent dans un climat politique tendu, marqué par des accusations récurrentes de fraudes électorales et par une méfiance persistante entre le pouvoir et l’opposition. Des organisations de la société civile ont appelé au calme et exhorté les autorités à garantir le respect des droits fondamentaux, notamment le droit à la vie et à la liberté d’expression, alors que le processus électoral se poursuit dans plusieurs régions du pays.

Les autorités n’ont pas encore communiqué de bilan définitif, laissant craindre une possible réévaluation à la hausse du nombre de victimes.


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