
Le bilan de l’effondrement d’une mine d’or artisanale à Zamboye, dans l’ouest de la République centrafricaine, dépasse désormais 100 morts. Le drame s’est produit le 18 août, dans une zone proche de la frontière camerounaise. Les opérations de recherche et de récupération se poursuivent, tandis que plusieurs personnes seraient encore portées disparues ou ensevelies.
Selon plusieurs sources concordantes, l’effondrement s’est produit dans la préfecture de Nana-Mambéré, à proximité de Baboua. Les premières évaluations faisaient état de plusieurs dizaines de victimes. Le 19 août, un volontaire de la Croix-Rouge impliqué dans les secours et des responsables locaux ont indiqué que plus de 100 corps avaient été récupérés. Une source locale citée par Reuters a également confirmé un bilan supérieur à 100 morts, tout en soulignant que les opérations n’étaient pas achevées.
Les circonstances précises de l’accident restent à établir. Les informations disponibles font état d’un glissement de terrain ayant provoqué l’effondrement d’une partie du site d’exploitation. Une enquête doit permettre de déterminer les causes exactes du sinistre et les éventuelles responsabilités. À ce stade, les autorités et les acteurs locaux ne disposent pas encore d’un bilan définitif, notamment en raison des personnes toujours recherchées sous les décombres.
La conduite des secours constitue également une difficulté majeure. Les opérations reposent notamment sur des travailleurs locaux, des volontaires et des équipes de secours qui disposent de moyens techniques limités. Selon l’Associated Press, la récupération des corps est compliquée par le manque d’équipements et d’expertise nécessaires à ce type d’intervention. Cette situation réduit les possibilités de recherche rapide dans une zone où des victimes pourraient encore se trouver sous les matériaux effondrés.
Au-delà du bilan humain, l’accident remet en lumière les conditions d’exploitation du secteur aurifère artisanal centrafricain. Un rapport du Groupe d’experts des Nations unies publié en 2025 indiquait que l’exploitation et le commerce de l’or demeuraient marqués par des circuits illicites et une supervision insuffisante. Le même rapport relevait que des groupes armés continuaient, dans certaines zones, à tirer des revenus d’activités minières, même si leur contrôle des sites avait diminué depuis 2021.
Le drame de Zamboye intervient ainsi dans un contexte où l’exploitation artisanale de l’or demeure une activité économique importante, mais exposée à des risques de sécurité et de gouvernance. Pour l’heure, la priorité reste la poursuite des recherches, l’identification des victimes et l’établissement d’un bilan officiel. La détermination des causes de l’effondrement devra ensuite permettre de préciser les responsabilités et les éventuelles mesures à prendre pour prévenir de nouveaux accidents.












