
Le président de la République du Cameroun, Paul Biya, a exprimé de vives préoccupations face à la multiplication des crises et des conflits à travers le monde, estimant qu’ils pourraient, à terme, conduire à l’effondrement du système international. Cette mise en garde a été formulée jeudi à Yaoundé, à l’occasion de la traditionnelle cérémonie de présentation des vœux de Nouvel An, en présence du corps diplomatique accrédité au Cameroun ainsi que des corps constitués nationaux.
Dans son allocution, le chef de l’État a dressé un constat préoccupant de la situation mondiale actuelle. Il a souligné que, malgré les « efforts méritoires de la communauté internationale », le monde reste confronté à de nombreux défis majeurs, notamment le terrorisme, les atteintes répétées à la souveraineté des États et le recul du respect du droit international. Autant de phénomènes qui, selon lui, fragilisent les fondements mêmes de l’ordre international établi depuis plusieurs décennies.
Paul Biya, 92 ans, a averti que la persistance de ces crises, si elle n’est pas endiguée, pourrait avoir des conséquences graves. « Si nous continuons dans cette spirale, il y a lieu de craindre que le système international, que nous avons mis tant de temps et d’efforts à bâtir, ne finisse par s’effondrer », a-t-il déclaré. Cette affirmation traduit une inquiétude croissante face à l’érosion des mécanismes de coopération et de régulation censés garantir la paix et la stabilité entre les nations.
Face à ce contexte, le président camerounais a plaidé pour un retour aux principes du dialogue, de la concertation et de la réconciliation dans le règlement des différends entre États. Il a insisté sur la nécessité de privilégier les solutions pacifiques aux conflits, plutôt que le recours à la force ou aux actions unilatérales, qui tendent à accentuer les tensions.
Par ailleurs, Paul Biya a appelé la communauté internationale à renforcer le rôle des Nations Unies dans la prévention et la résolution des conflits. Selon lui, l’Organisation des Nations Unies demeure un cadre essentiel pour la gestion collective des crises, à condition que ses principes et ses mécanismes soient respectés et soutenus par l’ensemble des États membres.
Cette déclaration s’inscrit dans une tradition diplomatique camerounaise favorable au multilatéralisme et à la coopération internationale. Elle intervient dans un contexte mondial marqué par de nombreuses crises sécuritaires, politiques et humanitaires, qui continuent de mettre à l’épreuve la solidité de l’ordre international contemporain.









