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Bénin : le JNIM revendique la mort de 7 soldats dans une attaque contre un poste militaire à Kourga

photo d'illustration

Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda au Sahel, a revendiqué une nouvelle attaque contre les forces armées béninoises dans le nord du Bénin. Selon le mouvement jihadiste, sept soldats béninois ont été tués lors d’un assaut mené le 7 mai 2026 contre un poste militaire situé dans la région de Kourga, près des zones frontalières exposées aux infiltrations armées. Le groupe affirme également avoir saisi des armes, des munitions et plusieurs équipements militaires.

Cette attaque intervient dans un contexte de dégradation persistante de la situation sécuritaire dans le nord du Bénin, devenu ces dernières années l’un des nouveaux fronts de l’expansion jihadiste vers les pays côtiers d’Afrique de l’Ouest. Les autorités béninoises n’avaient pas officiellement confirmé, au moment de la rédaction de cet article, le bilan avancé par le JNIM. Toutefois, les revendications du groupe armé suivent un mode opératoire déjà observé dans plusieurs attaques précédentes dans la région.

Le secteur de Kourga, situé dans l’extrême nord du pays, fait partie des zones régulièrement ciblées par des groupes armés actifs dans l’espace frontalier entre le Bénin, le Burkina Faso et le Niger. Les combattants du JNIM exploitent la porosité des frontières, la densité des espaces forestiers et la mobilité à moto pour mener des opérations éclairs contre les positions militaires isolées.

Depuis 2021, le Bénin fait face à une multiplication des incursions jihadistes sur son territoire. Initialement concentrées autour du parc national du W et de la Pendjari, les attaques se sont progressivement étendues vers d’autres localités du nord du pays. En avril 2025, une attaque attribuée au JNIM dans le parc du W avait causé la mort de 54 militaires béninois, selon le gouvernement, constituant alors l’attaque la plus meurtrière jamais enregistrée contre l’armée béninoise.

Face à cette menace, les autorités béninoises ont renforcé leur dispositif sécuritaire dans le cadre de l’opération « Mirador », lancée pour sécuriser les frontières septentrionales. Environ 3 000 soldats avaient d’abord été mobilisés, avant le recrutement de 5 000 militaires supplémentaires pour consolider la présence de l’État dans les zones exposées aux incursions armées.

Les analystes sécuritaires estiment que le JNIM poursuit une stratégie d’enracinement progressif dans les pays du golfe de Guinée. Contrairement aux dynamiques observées au Mali ou au Burkina Faso, le groupe ne cherche pas encore à contrôler durablement de vastes territoires au Bénin, mais privilégie des attaques ciblées contre les forces de sécurité, les embuscades et les opérations de harcèlement destinées à fragiliser la présence militaire dans les zones frontalières.

Cette nouvelle attaque souligne les défis sécuritaires croissants auxquels le Bénin demeure confronté malgré le renforcement de son appareil militaire. Elle illustre également l’extension continue de la menace jihadiste vers les États côtiers ouest-africains, désormais considérés par plusieurs centres d’analyse comme une nouvelle zone stratégique pour les groupes armés sahéliens.

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