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Soudan : un plan de paix américain à l’étude par le général al-Burhan, selon Africa Intelligence

le chef de l'armée soudanaise, Abdel Fattah al-Burhan

Selon le média spécialisé Africa Intelligence, un nouveau plan de paix proposé par Massad Boulos, conseiller de Donald Trump, a été examiné par le chef de l’armée soudanaise, le général Abdel Fattah al-Burhan. Les autorités de Khartoum auraient transmis leurs observations aux négociateurs américains. L’initiative intervient dans un contexte de blocage persistant du conflit et suscite des attentes prudentes.

D’après les informations publiées par Africa Intelligence dans une note récente, Massad Boulos aurait soumis aux parties soudanaises un projet de règlement politique visant à mettre fin au conflit armé qui déchire le Soudan depuis avril 2023. Le média précise que le général Abdel Fattah al-Burhan, président du Conseil souverain de transition et commandant de l’armée régulière, a pris connaissance du document et formulé des remarques transmises aux représentants américains chargés du dossier. Toujours selon Africa Intelligence, la mise en œuvre de ce plan est envisagée « prochainement », sans calendrier public détaillé à ce stade.

Aucune communication officielle n’a pour l’instant été diffusée par les autorités soudanaises ou par l’administration américaine pour confirmer le contenu précis de cette proposition. Africa Intelligence, reconnu pour ses enquêtes sur les questions africaines, fonde ses informations sur des sources diplomatiques qu’il ne rend pas publiques. En l’absence de communiqué officiel, les éléments relatifs aux mécanismes concrets du plan doivent donc être considérés avec prudence.

Du côté des autorités soudanaises, la position du général al-Burhan reste constante sur plusieurs points. Dans ses déclarations publiques antérieures, le chef de l’armée a insisté sur la préservation de l’unité de l’État et sur le rejet de toute solution qui consacrerait un partage du pouvoir avec les Forces de soutien rapide (FSR) sans garanties sécuritaires. L’examen d’un plan américain pourrait toutefois indiquer une volonté d’explorer des voies diplomatiques, alors que le rapport de force militaire demeure incertain.

À Washington, plusieurs analystes estiment que cette initiative s’inscrirait dans une tentative plus large de relancer une médiation internationale en échec depuis les accords de Djeddah, négociés en 2023 sous l’égide des États-Unis et de l’Arabie saoudite. Des experts en résolution des conflits, interrogés par des médias internationaux, rappellent cependant que toute feuille de route crédible devra inclure des mécanismes de cessez-le-feu vérifiables et un accès humanitaire garanti, conditions jusqu’ici difficiles à réunir.

Du côté de la société civile soudanaise et des ONG internationales, la prudence domine. Plusieurs organisations humanitaires soulignent que les initiatives diplomatiques passées n’ont pas empêché la poursuite des combats ni l’aggravation de la crise humanitaire, marquée par des déplacements massifs de populations et une insécurité alimentaire aiguë. Elles appellent à associer davantage les acteurs civils soudanais aux discussions, afin d’éviter une solution perçue comme imposée de l’extérieur.

Le conflit soudanais, né de la rivalité entre l’armée régulière et les FSR après la chute d’Omar el-Béchir en 2019, a des répercussions politiques, économiques et régionales majeures. L’éventuelle mise en œuvre d’un nouveau plan de paix américain pourrait constituer un tournant, mais son efficacité dépendra de l’adhésion réelle des belligérants et de la capacité des médiateurs à transformer des engagements politiques en faits sur le terrain.

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