
L’armée somalienne, avec l’appui de ses partenaires internationaux, a mené une série de frappes aériennes ciblées dans la région stratégique du Moyen-Shabelle, au centre du pays. Selon le ministère somalien de la Défense, ces opérations ont permis d’éliminer environ 30 combattants affiliés au groupe jihadiste Al-Shabaab. Cette offensive s’inscrit dans la poursuite des opérations militaires visant à réduire les capacités opérationnelles du mouvement insurgé.
Les forces armées somaliennes ont annoncé, jeudi, avoir neutralisé près de 30 membres du groupe armé Al-Shabaab lors d’une série de frappes aériennes menées les 24 et 25 juin dans la région du Moyen-Shabelle, une zone considérée comme l’un des principaux bastions opérationnels des insurgés en Somalie.
Dans un communiqué officiel, le ministère somalien de la Défense a précisé que ces frappes, conduites en coordination avec des partenaires internationaux, visaient des infrastructures stratégiques du groupe, notamment des bases d’entraînement et plusieurs caches d’armes. Les autorités estiment que ces opérations ont infligé des pertes significatives à la structure logistique et militaire d’Al-Shabaab.

Le Moyen-Shabelle demeure un théâtre central des affrontements entre les forces gouvernementales et les combattants jihadistes. Située au nord de Mogadiscio, cette région joue un rôle stratégique en raison de sa proximité avec la capitale et de son importance dans les axes de circulation militaires et commerciaux.
Depuis 2022, le gouvernement somalien a intensifié ses offensives terrestres et aériennes contre Al-Shabaab, avec le soutien de partenaires étrangers, notamment les États-Unis, l’Union africaine et plusieurs alliés régionaux. Cette campagne vise à affaiblir durablement le groupe affilié à Al-Qaïda, qui continue de représenter l’une des principales menaces sécuritaires dans la Corne de l’Afrique.
Malgré la pression militaire accrue, Al-Shabaab conserve une capacité de nuisance importante. Le groupe mène régulièrement des attaques contre des positions militaires, des institutions publiques et des civils. Selon des estimations d’organismes internationaux, les violences liées au conflit ont provoqué le déplacement de centaines de milliers de personnes au cours des dernières années, aggravant une situation humanitaire déjà fragile.
Les récentes frappes témoignent de la volonté des autorités somaliennes de maintenir la pression sur les réseaux insurgés, tout en consolidant les acquis militaires enregistrés ces derniers mois. Si ces opérations constituent un revers tactique pour Al-Shabaab, les défis sécuritaires en Somalie demeurent considérables, dans un contexte où la stabilisation du pays reste étroitement liée à la capacité de l’État à restaurer durablement son autorité sur l’ensemble du territoire.












