
Des rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF), armés de machettes et de fusils, ont tué plus de 50 civils lors d’un enterrement dans l’est de la République démocratique du Congo, selon des responsables locaux cités par Reuters.
L’attaque a eu lieu lundi soir dans la ville de Ntoyo, dans le territoire de Lubero, dans la province du Nord-Kivu, a déclaré Macaire Sivikunula, administrateur local. Le colonel Alain Kiwewa, administrateur militaire de Lubero, a précisé, selon Reuters, que le bilan pourrait atteindre environ 60 morts, car plusieurs personnes étaient encore portées disparues.
Les assaillants ont non seulement utilisé des machettes, mais ont également abattu des victimes et incendié des véhicules, selon Samuel Kagheni, un leader de la société civile locale. Des soldats congolais sont intervenus mardi matin, tandis que de nombreux habitants tentaient de fuir la zone, a rapporté Alain Kahindo Kinama, résident local. Le lieutenant Marc Elongo, porte-parole de l’armée congolaise, a déclaré que les ADF avaient « déjà commis le massacre » avant l’arrivée des forces militaires.
Originaire d’Ouganda, le groupe ADF s’est établi dans l’est du Congo à la fin des années 1990 et a été reconnu comme filiale par l’organisation État islamique. Ces derniers mois, les ADF ont intensifié leurs attaques, aggravant l’insécurité dans une région riche en ressources minières. En juillet, une attaque contre une église avait fait 38 morts, tandis que le mois dernier, plusieurs attaques ont tué plus de 50 civils.
Selon le SITE Intelligence Group, le groupe a revendiqué lundi cinq attaques récentes contre des civils chrétiens ainsi que les forces armées congolaise et ougandaise. L’armée congolaise et son allié ougandais ont affirmé avoir renforcé leurs opérations contre les ADF ces dernières semaines.








