
Très tôt ce matin lundi 5 janvier 2026, la ville de Torodi, située dans l’ouest du Niger à proximité de la frontière avec le Burkina Faso, a été la cible d’une attaque attribuée au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM). Selon des sources sécuritaires et administratives locales, l’attaque a coûté la vie à au moins sept personnes, parmi lesquelles figure le préfet de la localité.
Les faits se sont produits aux premières heures de la journée, dans un contexte sécuritaire déjà marqué par une recrudescence des violences armées dans la région. Des hommes armés, identifiés comme appartenant au JNIM, ont mené une offensive ciblée contre des installations administratives et des points stratégiques de la ville. Des échanges de tirs ont été signalés, provoquant un climat de panique au sein de la population.
Le préfet de Torodi aurait été mortellement touché lors de l’attaque, alors qu’il se trouvait dans l’exercice de ses fonctions ou à proximité de son lieu de résidence officielle. Les autres victimes seraient des civils et des agents de sécurité, bien que les autorités n’aient pas encore communiqué de bilan détaillé précisant l’identité et le statut de l’ensemble des personnes décédées.
À la suite de l’attaque, les forces de défense et de sécurité nigériennes ont été déployées en renfort dans la zone afin de sécuriser la ville et ses environs. Des opérations de ratissage seraient en cours pour retrouver les assaillants, qui auraient pris la fuite en direction de zones rurales difficiles d’accès, proches de la frontière burkinabè. Les autorités locales ont également appelé la population au calme et à la vigilance.
Torodi se trouve dans une région régulièrement confrontée à l’insécurité liée aux groupes armés opérant dans la zone dite des « trois frontières », à cheval entre le Niger, le Burkina Faso et le Mali. Le JNIM, affilié à Al-Qaïda, y mène depuis plusieurs années des attaques visant aussi bien les forces de sécurité que les représentants de l’État et les civils.
À l’heure où nous écrivons ces lignes, aucune revendication officielle n’a encore été diffusée par le JNIM. Les autorités nigériennes devraient communiquer dans les prochaines heures afin de préciser les circonstances de l’attaque et les mesures envisagées pour renforcer la sécurité dans la région.









