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Mali : les dirigeants de la contestation menacent d’étendre le mouvement sur l’ensemble du territoire

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Les dirigeants du mouvement de contestation contre le régime du président Ibrahim Boubacar Kéita ont dit hier au cours d’un point de presse, qu’ils entendent désormais étendre l’influence de leur mouvement sur tout l’ensemble du territoire national non sans rappeler qu’ils exigent la démission du chef de l’Etat  y compris son gouvernement ainsi que celle de la présidente de la Cour constitutionnelle, Manassa Danioko.

Vendredi dernier et pour la troisième fois consécutive, le mouvement du 5 juin a fait descendre dans les rues de Bamako, la capitale malienne, des centaines de milliers de personnes pour réclamer à cor et à cri, la démission du chef de l’Etat Ibrahim Boubacar Kéita et tout son gouvernement.

Suite à cette géante manifestation de rue, une forte délégation des bons offices de la cédéao conduite par les chefs de la diplomatie de Côte d’Ivoire, du Nigéria et du Niger, a fait le déplacement pour faire des propositions de sortie de crise aux principaux acteurs politiques maliens, notamment la reprise partielle des dernières élections législatives et la formation d’un gouvernement d’union nationale.

Le mouvement de contestation qui a rejeté toutes ces propositions, a plutôt exigé la démission du chef de l’Etat Ibrahim Boubacar Kéita ainsi que celle de la présidente de la Cour constitutionnelle, accusée d’avoir tripatouillé les voix des urnes en faveur des candidats issus du parti de la majorité présidentielle.

C’est à la suite de toutes ces échanges, qu’une conférence de presse a été tenue hier lundi par Issa Kaoun Djim, proche du leader Mahmoud Dicko, lui-même absent.

Il a précisé que la direction du mouvement est à pied d’œuvre pour voir la nécessité ou non d’étendre la contestation sur toute l’étendue du territoire national, mais que tout dépendra de la volonté ou non du chef de l’Etat à vouloir rester ou à rendre le tablier.

Il faut rappeler que vendredi dernier, quelques manifestations s’étaient fait entendre dans les rues des villes comme Ségou et Mopti mais elles n’avaient pas la même ampleur et la même résonnance que celles de Bamako.

Carine K.

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