
Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), principale coalition jihadiste affiliée à Al-Qaïda au Sahel, a accusé l’armée malienne et des éléments du « groupe paramilitaire russe Wagner » d’être impliqués dans la mort de six civils dans la région de Koulikoro. Dans un communiqué diffusé le 29 juin 2026, l’organisation évoque des exécutions ciblées dans le village de Fanaki. Ces accusations surviennent dans un contexte de dégradation persistante de la situation sécuritaire et de multiplication des allégations d’exactions contre les populations civiles.
Le climat sécuritaire au Mali continue de susciter de vives inquiétudes. Dans un communiqué publié lundi, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) a mis en cause les Forces armées maliennes (FAMa), appuyées selon lui par des éléments du « groupe russe Wagner », dans la mort de six habitants du village de Fanaki, localité située entre Mourja et Wanzara, dans la région de Koulikoro.
Selon cette déclaration, les faits se seraient déroulés le 29 juin 2026. Le JNIM affirme que les victimes auraient été exécutées en pleine journée. À ce stade, ces accusations n’ont pas fait l’objet d’une confirmation indépendante, et aucune réaction officielle des autorités maliennes n’avait été enregistrée au moment de la publication de ces allégations.

Cette nouvelle dénonciation s’inscrit dans un contexte marqué par une intensification des opérations militaires au Mali. Depuis plusieurs mois, les FAMa multiplient les offensives terrestres et aériennes contre les groupes armés terroristes dans le centre et le nord du pays, avec l’appui de partenaires sécuritaires étrangers. Ces opérations visent officiellement à restaurer l’autorité de l’État et à contenir l’expansion des groupes jihadistes.
Cependant, plusieurs organisations de défense des droits humains alertent régulièrement sur les conséquences humanitaires du conflit. Selon des estimations récentes d’organisations internationales, plus de 8,8 millions de personnes ont besoin d’assistance humanitaire au Mali en 2026, tandis que plus de 400 000 personnes demeurent déplacées à l’intérieur du pays. Les violences armées continuent d’affecter durablement les régions de Mopti, Ségou, Gao, Tombouctou et Koulikoro.
La présence du groupe Wagner au Mali devenu le Corps africain russe, reste également au cœur des débats. Depuis le retrait progressif des forces occidentales, les autorités de transition ont renforcé leur coopération sécuritaire avec des acteurs russes. Cette stratégie suscite des interrogations croissantes au sein de la communauté internationale, notamment sur les implications sécuritaires, politiques et humanitaires de cette collaboration.
Au-delà des accusations formulées par le JNIM, cet épisode met une nouvelle fois en lumière la complexité du conflit malien. Entre lutte contre les groupes armés, protection des civils et enjeux géopolitiques, le Mali reste confronté à un défi majeur : restaurer durablement la sécurité sans compromettre la confiance des populations. La vérification indépendante des faits et la transparence des enquêtes apparaissent plus que jamais essentielles pour éviter une aggravation des tensions.












