
Barrick Mining et le gouvernement malien ont annoncé avoir conclu un accord verbal de principe afin de résoudre le différend qui opposait les deux parties concernant l’exploitation du complexe minier aurifère de Loulo-Gounkoto, situé dans la région de Kayes, à l’ouest du Mali. Cette annonce a été confirmée vendredi par deux sources proches du dossier, qui ont préféré garder l’anonymat en raison de la nature sensible de l’accord.
Le complexe de Loulo-Gounkoto est l’un des plus grands producteurs d’or du pays et constitue une source de revenus cruciale pour le gouvernement malien. Le conflit, qui avait éclaté au cours des derniers mois, portait principalement sur des questions fiscales et sur le respect des engagements contractuels relatifs aux conditions d’exploitation et aux revenus générés par le site. Les discussions entre Barrick Mining, l’un des leaders mondiaux de l’extraction minière, et les autorités maliennes avaient pris une tournure délicate, menaçant d’affecter la production et les finances publiques du pays.
Selon les informations disponibles, l’accord atteint prévoit une révision des termes financiers relatifs à l’exploitation du complexe. Toutefois, les détails précis de l’accord n’ont pas encore été rendus publics. Les négociateurs ont exprimé leur espoir qu’un accord écrit soit signé dans les prochaines semaines, une fois que toutes les conditions auront été formalisées. Cette démarche devrait permettre de rétablir une relation de coopération plus harmonieuse entre Barrick Mining et les autorités maliennes, tout en assurant la continuité de l’exploitation de la mine dans le respect des lois maliennes.
Le gouvernement malien, par l’intermédiaire du ministère des Mines, a réaffirmé son engagement à promouvoir des partenariats responsables dans le secteur minier, tout en garantissant une part équitable des revenus pour le développement économique du pays. Barrick Mining, pour sa part, a salué cet accord verbal comme un pas important vers la stabilisation des opérations sur le site de Loulo-Gounkoto.
Cette résolution intervient dans un contexte où le Mali cherche à renforcer son attractivité pour les investisseurs étrangers tout en gérant les défis liés à la gestion des ressources naturelles. Le secteur minier reste l’un des principaux moteurs de l’économie malienne, représentant une part importante des exportations et des revenus fiscaux du pays.









