
Madagascar a déclaré « persona non grata » un agent de l’ambassade de France à Antananarivo, selon un communiqué publié mardi par le ministère malgache des Affaires étrangères. Cette décision intervient dans un contexte de relations diplomatiques régulièrement marquées par des tensions entre les deux pays. Les autorités malgaches invoquent des agissements jugés incompatibles avec le statut diplomatique de l’agent concerné, sans toutefois fournir de détails sur son identité ni sur les faits reprochés.
Dans son communiqué, le ministère des Affaires étrangères de Madagascar indique avoir pris la décision d’expulser un agent de la représentation diplomatique française en poste à Antananarivo, estimant que celui-ci aurait été impliqué dans des « actes jugés de déstabilisation » et des comportements contraires aux règles régissant les missions diplomatiques. Aucun élément précis n’a été rendu public concernant la nature exacte des faits, ni sur le profil de la personne visée.
Du côté français, aucune réaction officielle immédiate n’a été enregistrée au moment de l’annonce, selon plusieurs sources concordantes. L’ambassade de France à Antananarivo, située dans la capitale malgache, n’a pas non plus commenté publiquement la décision des autorités locales dans l’immédiat.
Cette mesure s’inscrit dans un contexte diplomatique déjà sensible entre Antananarivo et Paris, marqué ces dernières années par des désaccords sur plusieurs dossiers, notamment la coopération sécuritaire et certaines questions de souveraineté régionale. Dans la pratique diplomatique internationale, la déclaration de « persona non grata » est l’un des outils les plus formels dont dispose un État pour demander le départ d’un agent étranger, conformément à la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques.
Selon des informations relayées par des médias internationaux citant des sources officielles malgaches, la décision aurait été précédée par la convocation de l’ambassadeur de France par le ministère malgache des Affaires étrangères, une procédure généralement utilisée pour transmettre des protestations diplomatiques.
Les autorités malgaches n’ont pas précisé si cette mesure affecte l’ensemble des relations diplomatiques bilatérales ou si elle se limite strictement au cas individuel de l’agent concerné. Aucune expulsion collective de personnel diplomatique n’a été annoncée à ce stade.
La France figure parmi les principaux partenaires diplomatiques et économiques de Madagascar. Les échanges bilatéraux portent notamment sur la coopération au développement, l’éducation et la sécurité. Les deux pays entretiennent également des liens historiques anciens, hérités de la période coloniale, qui continuent d’influencer certaines dimensions de leur relation actuelle.
En 2025, plusieurs points de divergence avaient déjà été relevés dans les échanges diplomatiques, notamment autour de dossiers de souveraineté territoriale et de coopération régionale, sans toutefois entraîner de rupture formelle des relations.
La déclaration d’un agent diplomatique français « persona non grata » par Madagascar constitue un nouvel épisode dans une relation bilatérale régulièrement marquée par des tensions ponctuelles. Si les autorités des deux pays n’ont pas encore détaillé publiquement les implications de cette décision, celle-ci intervient dans un cadre diplomatique codifié, laissant la voie ouverte à d’éventuelles discussions pour apaiser la situation. La suite dépendra des échanges officiels attendus entre Antananarivo et Paris dans les prochains jours.










