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L’UA décline son soutien à une éventuelle candidature de Macky Sall au poste de secrétaire général de l’ONU

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Selon une note verbale consultée et authentifiée par Agence France-Presse, les États membres de Union africaine (UA) n’apportent pas leur soutien à une éventuelle candidature de l’ex-président sénégalais Macky Sall au poste de secrétaire général des Nations unies. Cette position intervient alors que se profile la succession de Antonio Guterres, dont le mandat arrive à échéance. Elle révèle les lignes de fracture diplomatiques au sein du continent sur une question stratégique de représentation internationale.

D’après le document diplomatique évoqué, l’UA a tranché en faveur d’une posture de non-endorsement, rompant avec la pratique consistant à soutenir un candidat africain unique pour les postes de haute responsabilité au sein du système onusien. Cette décision, prise à l’issue de consultations internes, traduit l’absence de consensus entre les États membres sur la figure de Macky Sall, pourtant considéré comme un acteur expérimenté de la scène internationale.

Au cœur des discussions, plusieurs paramètres ont pesé : les équilibres régionaux, les ambitions concurrentes et la volonté de certains États de préserver leurs propres options pour une candidature africaine future. Dans les cercles diplomatiques, il est également question d’une prudence stratégique, l’UA souhaitant éviter de s’engager prématurément dans une bataille qui se joue autant dans les capitales occidentales qu’au Conseil de sécurité, où se décidera en dernière instance la nomination.

L’absence de soutien formel ne signifie toutefois pas un rejet explicite de la personne de Macky Sall. Plusieurs sources évoquent plutôt une « neutralité active », laissant aux États la liberté de soutenir individuellement le candidat de leur choix. Une telle approche reflète les dynamiques actuelles de la diplomatie africaine, marquées par une diversification des alliances et une affirmation accrue des souverainetés nationales.

Cette position intervient dans un contexte de recomposition géopolitique mondiale, où la question de la représentation africaine dans les instances internationales reste centrale. Le continent, qui n’a que peu de représentants au poste de secrétaire général de l’ONU, cherche à renforcer son influence, tout en évitant les divisions internes susceptibles d’affaiblir son poids collectif.

Pour Macky Sall, qui a quitté le pouvoir au Sénégal après deux mandats, cette absence de soutien continental constitue un revers diplomatique non négligeable. Elle complique la construction d’une candidature crédible à l’échelle globale, où l’appui régional est souvent un levier déterminant.

En définitive, la décision de l’Union africaine illustre les défis persistants de la coordination diplomatique du continent. Entre aspirations à une représentation accrue et réalités des rivalités internes, l’Afrique peine encore à parler d’une seule voix sur les enjeux majeurs de gouvernance mondiale. La course à la succession d’Antonio Guterres s’annonce ainsi comme un nouveau test de cohésion pour les États africains sur la scène internationale.


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