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Guinée-Bissau : le référendum constitutionnel du 30 août sous haute surveillance

photo d'illustration

Les électeurs de Guinée-Bissau sont appelés aux urnes le 30 août 2026 pour se prononcer sur une nouvelle Constitution. Le texte prévoit notamment une évolution du régime institutionnel et un renforcement des prérogatives du chef de l’État. Le scrutin intervient neuf mois après la prise du pouvoir par les militaires et à quelques mois des élections présidentielle et législatives annoncées pour décembre.

Le référendum porte sur l’entrée en vigueur de la nouvelle Constitution adoptée par le Conseil national de transition. La question soumise aux électeurs est formulée autour de leur accord ou de leur refus de cette entrée en vigueur. Le scrutin doit se tenir au suffrage universel, direct, secret et personnel, selon le décret présidentiel convoquant la consultation.

Parmi les principales modifications prévues figure une redéfinition de l’équilibre entre les institutions. Le projet renforce les attributions du président de la République, qui pourrait notamment présider le Conseil des ministres et nommer le Premier ministre. Les règles relatives aux rapports entre l’exécutif et le Parlement sont également modifiées, dans un système qui accorde davantage de responsabilités institutionnelles au chef de l’État.

La réforme intervient dans un contexte politique particulier. Le 26 novembre 2025, les militaires ont pris le contrôle du pays et interrompu le processus politique engagé après l’élection présidentielle. Le général Horta N’tam dirige depuis lors la période de transition. Les autorités ont annoncé un calendrier prévoyant la tenue d’élections présidentielle et législatives en décembre 2026.

Le calendrier donne au référendum une place importante dans la préparation du prochain cycle électoral. Selon Reuters, les modifications envisagées portent également sur les règles électorales. Le scrutin du 30 août intervient ainsi quelques mois avant les élections prévues en décembre, ce qui place les nouvelles dispositions constitutionnelles au centre du processus institutionnel en cours.

Le déroulement du référendum sera également observé au regard des mécanismes institutionnels prévus par le nouveau texte. Celui-ci attribue à la juridiction constitutionnelle des compétences en matière de régularité des référendums et de proclamation des résultats définitifs. Il prévoit par ailleurs un organe technique indépendant chargé de la préparation et de l’organisation des consultations électorales et référendaires.

Le vote du 30 août constitue donc une étape institutionnelle située entre la prise du pouvoir militaire de novembre 2025 et les élections annoncées pour décembre 2026. Son résultat déterminera l’entrée en vigueur ou non de la nouvelle Constitution et, avec elle, l’architecture des pouvoirs publics et certaines règles électorales applicables à la prochaine séquence politique bissau-guinéenne.

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