
Les autorités éthiopiennes ont annoncé l’arrestation de plusieurs dizaines de personnes soupçonnées d’appartenir à l’organisation terroriste État islamique a rapporté Reuters qui se réfère à une information relayée par la télévision d’État, EBC (Ethiopian Broadcasting Corporation).
Selon ce média, les d’interpellations suivies d’arrestations ont eu lieu dans différentes régions du pays à la suite d’une série d’opérations coordonnées par les forces de sécurité, visant des cellules présumées liées à des réseaux extrémistes internationaux.
D’après la télévision nationale, les suspects interpellés sont accusés de « tentative de déstabilisation de l’ordre public » et de « liens directs avec des groupes terroristes étrangers opérant sous l’idéologie de l’État islamique ».
Les autorités n’ont pour l’instant fourni ni le nombre exact des personnes arrêtées, ni les localités précises où ces opérations ont été menées. Toutefois, des sources proches des services de renseignement évoquent qu’il s’agirait de 82 suspects interpellés suite à une « opération d’envergure nationale », menée après plusieurs mois de surveillance.
Dans un court communiqué diffusé à l’antenne, le gouvernement éthiopien a affirmé que « la menace terroriste reste une réalité », tout en se félicitant des « avancées significatives » dans la lutte contre l’extrémisme violent sur le territoire national.
Cette annonce intervient dans un contexte sécuritaire tendu en Éthiopie, marqué par des tensions internes persistantes et une vigilance accrue face aux risques d’infiltration de groupes jihadistes actifs dans la région de la Corne de l’Afrique. L’Éthiopie partage des frontières sensibles avec des pays comme la Somalie, où le groupe al-Shabaab, affilié à al-Qaïda, mène régulièrement des attaques.
À ce stade, aucune réaction officielle n’a été enregistrée de la part d’organisations internationales ou de partenaires sécuritaires de l’Éthiopie. Les autorités locales indiquent que des enquêtes sont en cours pour déterminer l’étendue du réseau présumé et les objectifs des personnes interpellées.
L’État islamique, bien que moins actif en Éthiopie que dans d’autres zones d’Afrique subsaharienne, tente selon plusieurs analystes d’étendre son influence à travers des relais régionaux et des campagnes de recrutement dans les zones frontalières.
L’évolution de cette affaire devrait être suivie de près par les observateurs de la sécurité dans la région.











