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Côte d’Ivoire : Laurent Gbagbo mobilise ses partisans face au quatrième mandat d’Alassane Ouattara

L'ex-président Laurent Gbagbo


L’ex-président Laurent Gbagbo, actuel leader du Parti des Peuples Africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), a récemment exprimé son mécontentement face à l’exclusion de sa candidature à la présidentielle de 2025 par la Cour constitutionnelle. Dans un communiqué officiel en date du 10 septembre 2025, Laurent Gbagbo a déploré ce qu’il considère comme une violation de ses droits, tout en soulignant son étonnement face à la validation de la candidature du président sortant, Alassane Ouattara, pour un quatrième mandat, qu’il juge inconstitutionnel.

Ce rejet, couplé à l’approbation d’Alassane Ouattara, a déclenché chez Gbagbo un appel à la mobilisation générale de ses partisans. Selon lui, la décision de la Cour constitutionnelle s’apparente à un « déni de droit » et il s’engage à faire « barrage » à ce qu’il qualifie de « mandat de trop ». Il a ainsi exhorté ses militants à se tenir prêts pour des actions de contestation nationale et généralisée.

Le discours de Gbagbo suscite une inquiétude croissante au sein de l’opinion publique. En effet, la mobilisation qu’il appelle pourrait exacerber les tensions politiques qui traversent la Côte d’Ivoire où les souvenirs des violences post-électorales de 2010-2011 restent vifs. Les divisions politiques, alimentées par des rancœurs historiques, risquent de raviver des clivages intercommunautaires déjà fragiles. Depuis la fin de la guerre civile, le pays s’efforce difficilement de maintenir la paix et l’unité, malgré les efforts des autorités et de la communauté internationale.

Les autorités ivoiriennes ont d’ores et déjà réagi à cette montée des tensions. Si elles ont réaffirmé leur engagement à faire respecter la loi, elles ont également prévenu que tout acte de trouble à l’ordre public serait sévèrement sanctionné. La question qui se pose, cependant, est de savoir si ces déclarations suffiront à dissuader la contestation populaire d’enflammer davantage les rues et, potentiellement, les communautés.

Les événements récents rappellent que le climat politique en Côte d’Ivoire reste volatile et les divisions sur fond de vengeance des événements antécédents ne sont jamais loin. Une nouvelle crise pré ou postélectorale, alimentée par des manifestations violentes, pourrait avoir des conséquences dramatiques, tant sur le plan politique que social, exacerbé par les fractures ethniques et régionales existantes. Le pays semble à un tournant où les aspirations démocratiques et la quête de justice peuvent, si elles ne sont pas gérées avec prudence, conduire à des affrontements tragiques, déjà connus par le passé.

Alors que l’avenir politique du pays s’écrit à l’ombre de la contestation de Laurent Gbagbo, les acteurs impliqués devront être vigilants à l’impact de leurs choix sur la stabilité du pays. La balle est désormais dans le camp des autorités, mais aussi de la société civile, pour éviter que le pays ne sombre dans un cycle de violences incontrôlées.


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