
Le 17ᵉ sommet des BRICS s’ouvre ce lundi à Rio de Janeiro, au Brésil, en présence de plusieurs chefs d’État du Sud global. Pour cette édition, cinq dirigeants africains ont été conviés à participer aux travaux, témoignant de l’intérêt croissant du groupe pour le continent africain.
Parmi les participants africains figurent les présidents de l’Afrique du Sud, de l’Égypte, de l’Éthiopie, de l’Angola et du Nigeria. Leur présence s’inscrit dans la dynamique d’élargissement du bloc des BRICS, initialement composé du Brésil, de la Russie, de l’Inde, de la Chine et de l’Afrique du Sud, et désormais ouvert à de nouveaux membres ou partenaires stratégiques.
Ce sommet se déroule dans un contexte marqué par des tensions géopolitiques mondiales et une volonté affirmée des pays du Sud de renforcer leur coopération économique, technologique et financière, en dehors des cadres traditionnels dominés par les puissances occidentales.
Les discussions portent notamment sur les stratégies de dédollarisation des échanges, la création d’une monnaie commune, l’intensification des investissements dans les infrastructures, ainsi que la réforme des institutions multilatérales telles que le FMI et la Banque mondiale.
Les dirigeants africains présents espèrent plaider pour un partenariat plus équitable, insistant sur les besoins de financement du continent et sur son rôle stratégique dans la transition énergétique et la sécurité alimentaire mondiale.
Le sommet de Rio pourrait ainsi marquer une nouvelle étape dans le rapprochement entre les BRICS et le continent africain, dans un monde en pleine recomposition.









