
La Confédération africaine de football (CAF) réunira les présidents des 54 associations membres les 7 et 8 octobre au Cap-Vert pour une conférence stratégique. La rencontre intervient à quelques mois de l’élection à la présidence de la FIFA, prévue en mars 2027. Le président de l’instance mondiale, Gianni Infantino, figure parmi les invités, alors que le contexte électoral international reste marqué par des débats sur la gouvernance de la FIFA.
Selon Reuters, la conférence de la CAF doit rassembler les dirigeants des fédérations africaines autour de questions stratégiques concernant le football continental et international. Gianni Infantino a été invité à participer aux travaux. Il a officiellement annoncé, en mai 2026 lors du Congrès de la FIFA à Vancouver, sa candidature à sa réélection. La FIFA compte actuellement 211 associations membres.
La position de la CAF s’inscrit dans un contexte électoral qui a connu plusieurs évolutions ces derniers mois. L’organisation africaine et plusieurs de ses associations membres continuent d’apporter leur soutien à Infantino, selon Reuters. À ce stade, aucune candidature concurrente n’a toutefois été officiellement annoncée pour l’élection de 2027, même si des responsables de plusieurs confédérations et fédérations nationales ont exprimé leur volonté de voir émerger une alternative.
Le poids électoral du continent constitue un élément important du scrutin. Avec 54 associations membres, l’Afrique dispose du même nombre de voix que de pays représentés au sein de la CAF, sur les 211 associations affiliées à la FIFA. La répartition des voix confère ainsi aux fédérations africaines une place significative dans toute consultation organisée au Congrès de la FIFA. La CAF représente en outre l’une des six confédérations reconnues par l’instance mondiale.
Le rendez-vous du Cap-Vert ne sera cependant pas exclusivement lié à l’élection présidentielle. Une réunion consacrée à l’évaluation de la Coupe du monde 2026 est programmée le 9 octobre, au lendemain de la conférence stratégique. Cette séquence doit notamment permettre d’examiner les performances des sélections africaines lors du tournoi organisé aux États-Unis, au Canada et au Mexique. La CAF avait indiqué, à l’issue de la compétition, vouloir tirer des enseignements pour préparer les échéances internationales à venir.
La réunion intervient également dans une période de discussions sur la gouvernance et le financement du football mondial. Plusieurs instances, dont l’UEFA, la CONCACAF et la Confédération asiatique de football, ont contesté certaines initiatives récentes de la direction de la FIFA, notamment un projet d’ouverture du capital commercial de certaines compétitions à des investisseurs privés, finalement abandonné.
Le sommet de la CAF au Cap-Vert devrait donc constituer un rendez-vous important pour les fédérations africaines, à la fois sur les questions continentales et sur les grands enjeux institutionnels du football mondial. Les discussions permettront surtout de mesurer les priorités communes du football africain à l’approche du scrutin de 2027, sans préjuger de l’issue de celui-ci.











