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BRICS : Égypte et Éthiopie au cœur d’un sommet sous tensions géopolitiques internationales

photo d'illustration

Le 18ᵉ sommet des BRICS s’ouvre les 12 et 13 septembre 2026 à New Delhi, sous présidence indienne, dans un contexte marqué par plusieurs crises internationales. L’Égypte et l’Éthiopie y participent en tant que membres africains du groupe, désormais élargi à onze pays. Leur présence intervient alors que le bloc cherche à maintenir une position commune malgré la diversité de ses intérêts diplomatiques et économiques.

La rencontre de New Delhi constitue le premier grand sommet des BRICS depuis l’élargissement du groupe à plusieurs nouveaux membres. L’organisation rassemble aujourd’hui le Brésil, la Chine, l’Égypte, l’Éthiopie, l’Inde, l’Indonésie, l’Iran, la Russie, l’Arabie saoudite, l’Afrique du Sud et les Émirats arabes unis. Selon les données communiquées par le gouvernement indien, ces onze économies représentent 49,5 % de la population mondiale, environ 40 % du produit intérieur brut mondial et 26 % du commerce international.

L’Égypte participe au sommet avec une délégation de haut niveau. Le Caire a rejoint officiellement les BRICS en janvier 2024 et présente sa participation comme un moyen d’accroître les échanges et les investissements avec les autres membres. L’Éthiopie, également devenue membre lors de l’élargissement de 2024, prend part aux travaux sous la conduite du Premier ministre Abiy Ahmed. Addis-Abeba avait déjà participé, début septembre, aux réunions préparatoires des représentants des membres, consacrées notamment à la déclaration finale du sommet.

La réunion intervient toutefois dans un environnement diplomatique particulièrement complexe. Les conflits au Moyen-Orient et la guerre en Ukraine figurent parmi les dossiers susceptibles de mettre en évidence les divergences entre les membres. Reuters rapporte que les pays du groupe sont parvenus à un accord sur une déclaration commune qui doit être soumise aux dirigeants. Selon quatre sources citées par l’agence, le texte doit condamner les guerres unilatérales sans désigner explicitement un pays. Les négociations ont notamment nécessité de rapprocher les positions de l’Iran et des Émirats arabes unis, engagés dans des relations régionales différentes.

Pour l’Afrique, la présence simultanée de l’Égypte, de l’Éthiopie et de l’Afrique du Sud donne au continent une représentation accrue dans une organisation dont le poids économique et démographique s’est considérablement renforcé. Les discussions porteront également sur le commerce, l’investissement, la coopération financière, l’innovation et la réforme des institutions internationales. L’Inde a placé sa présidence 2026 sous le thème de la résilience, de l’innovation, de la coopération et de la durabilité.

Le sommet de New Delhi devra ainsi conjuguer l’ambition d’une coopération renforcée avec des intérêts nationaux parfois divergents. Pour l’Égypte et l’Éthiopie, leur participation offre surtout un cadre supplémentaire de dialogue économique et diplomatique avec plusieurs puissances émergentes. La capacité du groupe à maintenir une déclaration commune et à transformer ses orientations en mécanismes concrets constituera l’un des principaux éléments à observer à l’issue des travaux.

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