
L’armée malienne a annoncé le 12 janvier avoir mené, la veille, et en l’espace d’une seule journée, trois frappes aériennes distinctes contre des groupes armés terroristes et criminels opérant sur le territoire national. Ces opérations, conduites dans le centre et le nord du pays, illustrent la volonté des autorités de maintenir la pression militaire sur des acteurs aux profils et aux zones d’implantation variés.
La première frappe a été effectuée à l’ouest de Bebelin, dans la région de Dioila. Selon l’état-major, elle a ciblé un groupe de combattants affiliés au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), organisation liée à Al-Qaïda et active dans le centre du Mali. Une douzaine de militants auraient été neutralisés lors de cette opération. La région de Dioila, longtemps considérée comme relativement stable, connaît depuis plusieurs mois une extension progressive des activités jihadistes, notamment le long des axes ruraux.
La deuxième frappe, toujours dans la région de Dioila, s’est déroulée au sud-est de Tinkeleni. Elle visait un rassemblement de combattants circulant à moto, un mode opératoire fréquemment utilisé par les groupes armés pour leurs déplacements rapides et discrets. L’armée affirme que plusieurs militants ont été tués et qu’une douzaine de motos ont été détruites, réduisant ainsi les capacités de mobilité du groupe ciblé.
Plus au nord, une troisième frappe aérienne a été menée à l’est de Kidal. Elle a visé un véhicule transportant des engins explosifs improvisés (EEI), considérés comme l’une des principales menaces pour les forces armées et les populations civiles. Le véhicule appartiendrait, selon les autorités, aux Forces de libération de l’Azawad (FLA), un groupe armé impliqué dans les dynamiques sécuritaires complexes du nord du pays.
Parallèlement à ces opérations aériennes, l’armée malienne a annoncé avoir repoussé une embuscade à Léré, dans la région de Tombouctou, près de la frontière avec la Mauritanie. L’attaque aurait été menée contre une unité en patrouille. Plusieurs assaillants ont été tués lors des combats, et des armes, des munitions ainsi que des motos ont été récupérées.
Ces actions s’inscrivent dans un contexte sécuritaire toujours fragile au Mali, marqué par la persistance des violences armées et la multiplicité des acteurs impliqués. Si les autorités mettent en avant l’efficacité croissante de leurs capacités aériennes et terrestres, la situation sur le terrain demeure évolutive, avec des groupes armés capables de s’adapter et de se redéployer rapidement.












